Nouvelle formule, nouvelle façon de découvrir le fluvial !
Le Journal de bord change de format !
Nouvelle formule, mais toujours la même passion pour le monde fluvial !
Le Journal de bord fait peau neuve !
J’avais envie de faire évoluer ce rendez-vous pour vous proposer autre chose qu’une simple lettre d’information : un espace de découverte, de réflexion, de partage et, pourquoi pas, de quelques sourires.
Au fil des numéros, nous parlerons de tourisme fluvial, bien sûr, mais aussi de celles et ceux qui le font vivre, des bonnes idées à partager, des réalités du terrain et des sujets qui méritent parfois qu’on s’y attarde.
Au programme : un dossier pour prendre du recul, une initiative à découvrir, un portrait pour faire connaissance, quelques nouvelles d’AF Fluvial Conseil et nos prochains rendez-vous.
Bienvenue à bord de ce nouveau Journal de bord. Et bonne lecture !
Aurélie Feray — AF Fluvial Conseil
LE DOSSIER
Tourisme fluvial : des passagers clandestins, des bateaux qui jouent à Tetris… et des statistiques qui me font rire !
63 bateaux quand il n’en existe que 25, des milliers de passagers qui semblent apparaître comme par magie et des quais qui accueilleraient plus de bateaux qu’ils n’ont de places…
Et si nous arrêtions de compter pour commencer à comprendre ?
Et si, au lieu de cacher les contraintes d’un port, on les expliquait ?
Des barbelés, une cale vaseuse, des quais interdits au public… Et si ce qui semble être un défaut devenait une occasion de découvrir le fonctionnement d’un port ?
Parfois, un simple panneau pédagogique peut changer le regard des visiteurs.
Développer le tourisme fluvial, améliorer l’accueil des bateaux et des visiteurs, valoriser un territoire ou structurer un nouveau projet : AF Fluvial Conseil vous accompagne de la réflexion à l’action.
Aurélie Feray : « Le fluvial, ce n’est pas un métier, c’est une passion ! »
Pour inaugurer cette nouvelle rubrique, Aurélie Feray, fondatrice d’AF Fluvial Conseil, a accepté de se prêter au jeu des questions-réponses. Dix questions pour découvrir son parcours, ses convictions et quelques souvenirs d’escales. Avec 20 ans d’expérience, des rencontres parfois mouvementées et une bonne dose d’humour, elle nous emmène dans les coulisses du tourisme fluvial.
1. Comment êtes-vous arrivée dans le tourisme fluvial ?
Un peu par hasard ! Au fil de l’évolution de mes missions, on m’a confié la gestion des croisières. Je n’y connaissais absolument rien.
Le premier capitaine que j’ai rencontré m’a traitée de « connasse ». Autant dire que j’ai été immédiatement mise dans le bain !
Et le plus drôle, c’est que ce sont justement ces capitaines qui m’ont tout appris.
2. Qu’est-ce que les capitaines vous ont appris que vous n’auriez jamais pu apprendre dans un bureau ?
D’abord, qu’on ne gère pas une escale uniquement avec un planning dans un logiciel !
Pour comprendre les contraintes, il faut les vivre. J’ai découvert leur quotidien à bord, leurs conditions de travail, leurs difficultés et leurs impératifs.
J’ai même passé mon permis côtier et obtenu mon CRR pour mieux comprendre leur univers et parler le même langage.
Et puis, j’ai vécu les problèmes d’escale à toutes les heures du jour et de la nuit. Parce que le tourisme fluvial, ça ne se vit pas de 9 h 30 à 17 h, du lundi au vendredi !
3. Une anecdote d’escale qui vous fait encore sourire ?
Un matin, un bateau devait accoster sur notre nouveau ponton. Je voulais assister à la manœuvre pour comprendre comment cela se passait et pouvoir ensuite en discuter avec les autres capitaines.
À 4 heures du matin, le capitaine m’appelle : le bateau approche.
Vingt minutes plus tard, j’étais sur le ponton, prête à observer !
La réceptionniste m’avait gentiment préparé un café qu’elle m’a tendu à mon arrivée.
Et là, le pilote de Seine me lance :
« À n’importe quelle heure, on vous voit ! »
Eh oui ! Quand on veut comprendre le terrain, il faut parfois accepter de régler son réveil un peu plus tôt que prévu !
4. Qu’est-ce qui vous a donné envie de créer AF Fluvial Conseil ?
Un jour, un capitaine m’a dit :
« On n’a jamais retrouvé l’accueil que tu nous réservais. »
Cette phrase a été mon déclic.
Après 18 ans dans le tourisme fluvial, j’avais envie de partager mon expérience et ma connaissance du terrain avec les territoires, pour leur rendre cet univers plus accessible.
Parce que derrière ses airs de milieu très fermé, le tourisme fluvial, ce sont avant tout des femmes et des hommes qui partagent les mêmes envies : faire découvrir nos destinations dans les meilleures conditions et travailler ensemble dans une bonne entente.
5. Quand vous découvrez un territoire, quelle est la première chose que vous faites ?
Je me mets dans la peau du touriste qui arrive pour la première fois.
Je ne regarde jamais la destination sur Internet avant ma visite. Je me promène sans GPS, je cherche mon chemin, je découvre les lieux comme le ferait un visiteur.
Puis je vais sur le quai. Et j’observe.
Parce qu’avant de chercher ce qu’on pourrait améliorer, j’ai besoin de comprendre ce que voit et ressent quelqu’un qui ne connaît pas la destination.
6. Quelle est l’idée reçue sur le tourisme fluvial qui vous agace le plus ?
« Les croisiéristes ? Ils montent dans des bus et on ne les voit jamais ! »
C’est une phrase que j’entends régulièrement.
Et ma réponse est simple :
« Si ça se passe comme ça chez vous, alors il faut vraiment que j’intervienne ! » (Rires.)
Parce que l’enjeu n’est pas simplement d’accueillir des bateaux. C’est aussi de créer les conditions pour que les passagers et les équipages puissent découvrir la destination et profiter de ce qu’elle propose.
7. Après toutes ces années, qu’est-ce qui vous fait encore aimer votre métier ?
Justement, pour moi, ce n’est pas vraiment un métier. C’est une passion !
Et j’ai cette chance immense de me lever chaque matin pour vivre ma passion, et pas simplement pour aller travailler.
8. Si vous aviez une baguette magique pour changer une chose dans le tourisme fluvial ?
Je ferais en sorte que certaines réglementations ou décisions soient prises par des personnes qui connaissent réellement le terrain.
Et lorsque ce n’est pas le cas, qu’elles prennent au moins le temps d’écouter celles et ceux qui le connaissent !
Parce qu’entre une décision qui paraît parfaitement logique sur le papier et son application sur un quai, il peut parfois y avoir un monde.
9. Et en dehors du tourisme fluvial, qu’est-ce qui vous passionne ?
Quelle question !
Je vis avec un capitaine, j’ai écrit des livres sur les bateaux avec mes enfants… Et vous pensez vraiment qu’on parle d’autre chose que de bateaux à la maison ?
Non, je plaisante !
… Quoique ! (Rires.)
10. Un dernier message pour les territoires qui accueillent des bateaux ?
Quand on accueille des bateaux, c’est comme dans un couple : il faut en prendre soin !
Parce que ce n’est pas le jour où ils seront partis ailleurs qu’il faudra se dire :
« On aurait peut-être dû y prêter un peu plus attention… »
Et si, au lieu de cacher les contraintes d’un port, on les expliquait ?
Un port, ce n’est pas toujours une jolie carte postale.
Il y a parfois des clôtures, des barbelés, des quais peu accessibles, des cales couvertes de vase ou des équipements qui ne semblent pas très accueillants.
Et forcément, le visiteur s’interroge.
« Pourquoi tous ces barbelés ? Ce n’est pas très joli ! »
Parce que vous êtes dans un port ! Certaines zones sont réservées aux professionnels et soumises à des règles d’accès et de sécurité. Ces clôtures ne sont pas là pour gâcher le paysage, mais pour protéger les personnes et les activités.
« Et cette cale toute sale ? Personne ne l’entretient ? »
Pas nécessairement ! Dans un port soumis aux marées, l’eau monte, descend, transporte et dépose des sédiments. Une cale peut être nettoyée et retrouver rapidement de la vase. Ce n’est donc pas automatiquement un signe de manque d’entretien.
« Pourquoi ne peut-on pas aller se promener partout sur les quais ? »
Parce qu’un quai peut aussi être un espace de travail, avec des manœuvres, des véhicules, des équipements et des risques que le promeneur ne soupçonne pas.
Et si on transformait ces remarques en découvertes ?
L’idée est toute simple : installer un panneau pédagogique qui explique, avec des mots accessibles et quelques illustrations, les particularités du port.
Pas un panneau rempli d’interdictions et de textes réglementaires !
Un panneau qui répond aux vraies questions des visiteurs :
Pourquoi certaines zones sont-elles interdites au public ?
À quoi servent les équipements portuaires ?
Pourquoi les cales et les quais changent-ils d’aspect avec les marées ?
Comment cohabitent les activités professionnelles, les bateaux et les promeneurs ?
Avec une pointe d’humour, on pourrait même imaginer un titre :
« Vous trouvez ça bizarre ? On vous explique ! »
Une petite idée qui peut changer le regard
Un visiteur qui comprend pourquoi une clôture est nécessaire ne la trouvera pas forcément plus jolie. Mais il saura à quoi elle sert.
Une cale vaseuse ne deviendra pas plus propre grâce à un panneau. Mais elle pourra devenir le point de départ d’une explication sur les marées et les mouvements de sédiments.
Et un port qui semblait fermé ou peu accueillant pourra révéler une activité, des métiers et des contraintes jusque-là invisibles.
Expliquer ne fait pas disparaître les contraintes. Mais cela permet de mieux les comprendre.
Et parfois, une bonne idée ne demande pas de grands travaux. Simplement de regarder un lieu avec les yeux de ceux qui le découvrent.
Puis, avec le temps, ils ont commencé à me faire rire.
Et aujourd’hui ? Ils me font rire… avant de finir par m’agacer quand même ! 😂
Au fil des études que je mène un peu partout en France, de mes recherches et de mes lectures de rapports d’activité, je découvre régulièrement des statistiques qui me laissent perplexe.
Des fréquentations impressionnantes, des pourcentages de croissance flatteurs, des retombées économiques annoncées avec une précision remarquable…
Et moi, derrière mon écran, je me pose parfois une question toute simple :
« Mais comment ont-ils fait pour trouver ça ? »
Après 18 années passées au cœur de l’activité fluviale, je connais les bateaux, les contraintes d’exploitation et les réalités du terrain. Alors, forcément, certains chiffres m’interpellent.
Et parfois, ils m’amusent beaucoup !
Les bateaux qui se multiplient !
Un département annonce avoir accueilli 63 bateaux de croisière fluviale.
Tiens donc ! Il me semblait pourtant que la flotte fréquentant cet axe comptait environ 25 bateaux différents.
Mais d’où sortent les 38 autres ? 😂
Ont-ils été construits pendant la nuit ?
En regardant de plus près, le mystère s’éclaircit : le département possède plusieurs escales et les bateaux recensés sur chaque site ont été additionnés.
Un même bateau peut donc être comptabilisé plusieurs fois.
Ce calcul peut avoir un intérêt pour mesurer la fréquentation des différents sites. Mais il ne permet pas d’affirmer que 63 bateaux distincts ont fréquenté le département.
Les bateaux n’ont pas besoin de se multiplier pour faire grimper les statistiques !
Les 27 000 passagers clandestins
Autre situation.
Pour un même territoire, une institution annonce 8 000 passagers.
Une autre en annonce 35 000.
Avons-nous accueilli 27 000 passagers clandestins sans nous en apercevoir ? 😂
Plus sérieusement, comment expliquer une telle différence ?
Périmètre géographique différent ? Capacité théorique des bateaux ? Taux de remplissage estimé ? Passagers comptés plusieurs fois ?
Toutes ces explications sont envisageables.
Mais sans méthode clairement présentée, impossible de savoir ce que l’on compare réellement.
Et lorsqu’un chiffre est repris dans plusieurs rapports, il peut finir par devenir une référence… même si son origine reste mystérieuse.
Le taux de remplissage miraculeux
Ah, le fameux taux de remplissage !
Pour calculer la fréquentation, on multiplie parfois le nombre d’escales par la capacité des bateaux et par un taux de remplissage supposé.
Et voilà, nous avons notre nombre de passagers !
Mais vous connaissez beaucoup de compagnies qui annoncent spontanément : « Cette année, notre taux de remplissage a été catastrophique ! » 😂
Soyons sérieux.
Le taux de remplissage est une donnée commerciale sensible, qui varie selon les bateaux, les compagnies et les périodes.
Les compagnies ne sont pas tenues de communiquer ces informations, et je comprends parfaitement qu’elles souhaitent les préserver.
On peut donc établir des hypothèses, construire des scénarios ou présenter des fourchettes.
Mais une estimation reste une estimation, même lorsqu’elle apparaît dans un magnifique tableau Excel !
Dix bateaux sur six emplacements : bienvenue au championnat de Tetris !
Une destination annonce avoir accueilli dix bateaux au cours d’une journée.
Très bien.
Sauf qu’elle ne dispose que de six emplacements.
Et voilà que les dix bateaux semblent avoir été présents simultanément !
Ils ont fait comment ? Ils ont joué à Tetris sur le fleuve ? 🚢😂
Non, évidemment !
Certains bateaux sont arrivés pendant que d’autres repartaient. Les emplacements ont été réutilisés.
Dix bateaux accueillis dans une journée ne signifient pas dix bateaux présents au même moment.
Et cette nuance est loin d’être anecdotique lorsqu’on cherche à mesurer la saturation d’un quai ou à justifier de nouveaux aménagements.
La saturation ne se mesure pas seulement avec une addition. Elle se mesure aussi avec une horloge !
Et les retombées économiques dans tout ça ?
C’est souvent là que les choses se compliquent.
On connaît un nombre d’escales, on estime un nombre de passagers, puis on applique une dépense moyenne.
50 euros ? 100 euros ?
Et voilà les retombées économiques calculées !
Mais ces passagers sont-ils réellement descendus à terre ? Ont-ils dépensé cet argent dans la commune, dans une autre destination ou auprès d’un prestataire extérieur ?
Et qu’en est-il des équipages, des approvisionnements, des transports et des prestations portuaires ?
Sans parler des autres activités fluviales : bateaux à passagers, plaisance, ports et haltes, dont les pratiques et les retombées sont encore différentes.
Le tourisme fluvial ne se résume pas à une multiplication entre des passagers et des euros.
Et surtout, il ne se résume pas à des chiffres.
Lorsqu’un prestataire me dit :
« Sans les bateaux, je ne sais pas comment je ferais vivre mon entreprise. »
Cette phrase mérite toute notre attention.
Elle peut révéler le rôle de l’activité fluviale dans le maintien d’un emploi, l’équilibre d’une entreprise ou la prolongation d’une saison touristique.
Bien sûr, un témoignage ne permet pas de calculer à lui seul les retombées économiques d’un territoire. Et il faut aussi écouter les professionnels qui rencontrent des difficultés ou bénéficient peu de cette activité.
Mais l’analyse qualitative est essentielle.
Les chiffres nous disent combien. Les professionnels nous expliquent pourquoi cela compte.
C’est en croisant les deux que l’on commence réellement à comprendre ce que le tourisme fluvial apporte à un territoire.
Et si nous acceptions de ne pas tout savoir ?
Certaines données sont difficiles à obtenir. D’autres sont confidentielles.
Et c’est normal !
Je ne considère pas qu’une compagnie doive dévoiler ses informations commerciales pour satisfaire toutes les demandes statistiques.
Pas plus que je ne considère qu’il faille interroger systématiquement les passagers à chaque escale.
Imaginez : vous partez en vacances, vous descendez du bateau pour découvrir une destination et quelqu’un vous accueille avec un questionnaire sur vos dépenses !
Bienvenue en vacances… et n’oubliez pas de remplir les quinze cases avant de visiter la ville ! 😂
Les enquêtes peuvent être utiles, à condition d’être volontaires, bien conçues et respectueuses de l’expérience des voyageurs. Et leurs résultats doivent être interprétés en tenant compte de la représentativité des personnes interrogées.
Mais lorsqu’une donnée n’est pas disponible, pourquoi vouloir absolument remplir la case ?
On peut l’indiquer, expliquer les limites de l’analyse ou proposer une estimation clairement identifiée.
Personnellement, je préfère une case vide à un chiffre que personne ne sait justifier.
Compter, c’est bien. Comprendre, c’est mieux !
Vous l’aurez compris, je ne suis pas fâchée avec les statistiques.
Bien au contraire !
Nous avons besoin d’indicateurs fiables, comparables et suivis dans le temps pour accompagner le développement du tourisme fluvial.
C’est tout l’intérêt de construire de véritables observatoires territoriaux, avec les collectivités, les gestionnaires d’infrastructures et les professionnels.
Pas des usines à gaz.
Pas des concours du plus beau graphique.
Mieux vaut cinq indicateurs solides que cinquante chiffres impossibles à comparer.
Et surtout, n’oublions jamais le terrain.
Un tableau peut nous dire combien de bateaux fréquentent un quai.
Mais il ne nous expliquera pas forcément pourquoi une compagnie apprécie cette escale, pourquoi un commerçant attend les bateaux avec impatience ou pourquoi les passagers ne vont pas jusqu’au centre-ville.
Pour cela, il faut observer, écouter, discuter.
Parce qu’au fond, le tourisme fluvial n’a pas besoin des chiffres les plus impressionnants. Il a besoin des chiffres les plus utiles.
Et pour finir, une petite précision… 😉
Les chiffres utilisés dans les anecdotes de cet article sont fictifs et les situations volontairement caricaturées pour illustrer des problématiques bien réelles.
Toute ressemblance avec des territoires existants ou qui se reconnaîtraient serait purement fortuite… évidemment ! 😂
Mais si, à un moment de votre lecture, vous vous êtes dit :
« Tiens, mais on dirait chez nous ! »
Alors, parlons-en !
Promis, je ne viendrai pas avec ma calculatrice pour vous faire passer un examen.
En revanche, je serai ravie d’échanger sur vos chiffres, vos méthodes de comptage et les difficultés que vous rencontrez.
I don’t “replace” anyone. I connect. I translate. I make things flow.
Between cruise lines, ports, and destinations, I build the link that was missing.
🌉 A Natural Evolution
Since the creation of AF Fluvial Conseil, I’ve been supporting destinations through diagnostics, action plans, coordination, and communication. But as the meetings and fieldwork multiplied, one thing became clear: for the river sector to move forward, cruise lines and destinations must progress together – at the same pace.
This is the role of confluence I now fully embrace: connecting the worlds of operations, tourism, and navigation – so that projects can flow more smoothly between them.
⚙️ An Approach Built on Experience and Connection
My approach is based on:
nearly 20 years of experience in the river sector — both on board and on shore,
a deep understanding of French river ports and stopovers, and their specific contexts,
a strong command of institutional and tourism relations, to bridge strategy and on-the-ground realities.
📍 In Practice, I Work To:
support cruise lines in their relationships with French destinations (stakeholders, local dynamics, administrative and tourism frameworks);
assist in the adjustment or optimisation of stopover and excursion programmes, in close collaboration with local partners;
facilitate coordination between cruise lines, ports, and local authorities;
anticipate operational needs and ease passenger flow planning;
enhance the onshore experience, from disembarkation to return on board;
and strengthen local impact and brand perception for cruise lines within destinations.
🧭 A Clear Guiding Line
A tailor-made expertise, anchored in the field, supported by a clear and operational framework. The goal: to help the river sector move forward — through connection, coherence, and trust.
Because between ships and destinations, it’s all about coordination.
Three field-based formats, one clear goal: to make things work better, clearer, and smoother when spring returns.
❄️ Winter: A Strategic Stage in the River Season
The engines may be off and the pontoons may be quiet, but the next season is already in motion.
River cruising, like the tide, follows cycles – it never truly stops. Wintering is that precious moment to analyse, adjust, and anticipate – to turn a pause into momentum.
In this spirit, I’ve designed three key support programmes: quick to implement, practical in their results, and ideal for laying the foundations of a 2026 season that’s smoother, clearer, and more attractive.
🗣️ 1. End-of-Season Conference
A unifying moment bringing together local officials, technical teams, businesses, and merchants. It’s an opportunity to discuss:
the role of river cruising within the local strategy,
economic and tourism impact drivers,
passenger expectations,
coordination between local stakeholders.
🎯 Objective: to bring meaning and coherence to the local river policy, to open dialogue, and to trigger concrete decisions for the seasons ahead.
🧭 2. The 360° Escale Diagnostic
The core tool — a comprehensive, on-site assessment to observe and measure key dimensions:
infrastructures & facilities,
services & signage,
port organisation & links with city centres,
coordination & cruise line relations,
communication & attractiveness,
local economic impact.
But it doesn’t stop at observation: each assessment turns into an operational action plan -prioritised, realistic, and aligned with both your resources and ambitions.
👣 3. Immersive Workshop – “Experience the Stop Like a Passenger”
A full day on site, in the shoes of a cruise guest: disembarkation, wayfinding, welcome, local shops, and return on board. Together, we take a fresh look — and come away with simple, visible improvements and stronger teamwork between local stakeholders.
🚀 Why Now?
Because wintering is a springboard. These formats help maintain connections, fine-tune local practices, and prepare the spring relaunch under the best conditions.
A successful season always starts before the restart.urs… avant la reprise.
As autumn settles in and the navigation season comes to an end, activity along the rivers doesn’t stop – it simply shifts course.
The past few weeks have been filled with meetings, field visits, analyses, and plenty of conversations – sometimes over coffee on the docks, sometimes against the current.
Through all these exchanges, one thing is clear: river cruising is built on the ground – where ships, destinations, and projects meet.
This first Logbook offers a look at what’s been achieved, what’s evolving, and what’s already taking shape for the coming season.
Communication that Sets Sail…
New logo, new website, printed brochure in hand… and readers tuning in from across the Atlantic. This isn’t a rebrand – it’s a launch into the water.
First stage of the Tour de France of River Stops – between the Garonne and the estuary. 🌊
Miles travelled, conversations shared, coffees on the docks… and one clear conviction: river cruising moves forward when we talk face to face.
🧭 A First Stage on the Garonne
It’s a simple truth: river cruising is built on the ground.
In August 2025, I launched my Tour de France of River Stops — an itinerant initiative designed to meet ports and river destinations first-hand.
The first stage took place along the Garonne–Dordogne axis: Cadillac, Bordeaux, Libourne, Bourg-sur-Gironde, Blaye, Fort Médoc, and Pauillac.
At each stop, the same dynamic unfolded: open discussions, shared observations, and — most importantly — concrete action plans to improve the visitor experience. Some towns lack resources, others tools, but one thing remains constant everywhere: the will to move forward.
💙 Encounters. Connections. Real river life
There were also those special moments -meeting again with captains I once crossed paths with on the Seine, or sharing time with passionate local representatives.
These moments are a reminder that river cruising, above all, is a living community.
Pure joy. Real river life.
🏅 A First Diagnosis – and What Comes Next
Cadillac was selected for the 360° Escale Diagnostic — a full, in-depth mission that I’m eager to launch.
But at AF Fluvial Conseil, there are no losers: every destination visited received a special follow-up offer, to keep the momentum going and strengthen its river strategy.
And the next chapter is already taking shape. By the end of 2025, the Tour de France of River Stops will set course for the Loire – a new river basin, new energy, and the same ambition: to make the river a real driver of local development.
L’automne s’installe et la saison de navigation touche à sa fin. Pourtant, sur les quais comme dans les bureaux, le fluvial ne s’arrête jamais. Ces dernières semaines ont été rythmées par des rencontres, des diagnostics, des échanges, des cafés pris sur les pontons et quelques contre-courants. De tout cela ressort une conviction simple : le fluvial se construit sur le terrain – entre bateaux, territoires et projets. Voici un premier journal de bord pour partager ce qui avance, ce qui s’ajuste, et ce qui se prépare pour la suite.
Une communication qui prend le large…
Nouveau logo, nouveau site, brochure papier sous le bras et… des lecteurs venus d’outre-Atlantique. Ce n’est pas un relooking : c’est une mise à l’eau.
Mon Tour de France des Escales : de Cadillac à Pauillac…
Première étape de MonTour de France des Escales, entre Garonne et estuaire. Des kilomètres, des échanges, des cafés sur les pontons et une certitude : le fluvial avance quand on se parle en vrai.
Je ne “remplace” personne. J’assemble. Je traduis. Je fluidifie.
Entre compagnies, ports et territoires, je crée le lien qui manquait.
🌉 Une évolution naturelle
Depuis la création d’AF Fluvial Conseil, j’accompagne les territoires : diagnostics, plans d’action, coordination, communication. Mais au fil des rencontres, une évidence s’est imposée : pour que le fluvial progresse, compagnies et territoires doivent avancer ensemble, au même rythme.
C’est ce rôle de confluence que j’endosse désormais : relier les mondes du terrain, du tourisme et de la navigation pour mieux faire circuler les projets.
⚙️ Une approche fondée sur l’expérience et le lien
Mon approche repose sur :
près de 20 ans d’expérience du fluvial, à terre comme à bord,
une connaissance fine des escales françaises et de leurs spécificités,
une maîtrise des relations institutionnelles et touristiques, pour relier stratégie et réalité.
📍 Concrètement, j’interviens pour :
appuyer la relation des compagnies avec les destinations françaises (interlocuteurs, logiques locales, cadres administratifs et touristiques) ;
accompagner la modification ou l’amélioration des programmes d’escale et de visite, en lien étroit avec les acteurs locaux ;
fluidifier la coordination entre compagnies, ports et collectivités ;
anticiper les besoins terrain et faciliter la planification des flux ;
renforcer la cohérence de l’expérience à terre, du débarquement au retour à bord ;
valoriser les retombées locales et l’image des compagnies dans les destinations.
🧭 Une ligne directrice claire
Une expertise sur mesure, ancrée dans le terrain, qui garde un cadre clair et opérationnel. L’objectif : faire avancer le fluvial dans une logique de lien, de cohérence et de confiance.
Parce qu’entre les bateaux et les destinations, tout est une question de coordination.
L’hivernage n’est pas une pause, c’est un tremplin
Trois formats, du terrain, et un seul objectif : faire mieux, plus clair, plus fluide dès le printemps.
❄️ L’hivernage, une phase clé du cycle fluvial
Les moteurs se coupent, les pontons se vident, mais la prochaine saison se prépare déjà. Le fluvial, c’est comme la marée : des cycles, jamais l’arrêt. L’hivernage est ce moment précieux où l’on analyse, ajuste et anticipe – pour transformer la pause en élan.
C’est dans cet esprit que je propose trois accompagnements clés : rapides à déployer, concrets dans leurs effets et parfaits pour poser les jalons d’une saison 2026 plus fluide, plus lisible, plus attractive.
Un moment fédérateur pour réunir élus, techniciens, acteurs économiques et commerçants. On y aborde :
la place du fluvial dans la stratégie locale,
les leviers de retombées,
les attentes des croisiéristes,
la coordination entre acteurs.
🎯 Objectif : donner du sens et de la cohérence à la politique fluviale, ouvrir le dialogue et enclencher des décisions concrètes.
🧭 2. Le Diagnostic 360° Escale
L’outil de fond. Sur le terrain, on observe et on mesure :
infrastructures & équipements,
services & signalétique,
organisation portuaire & liens centre-ville,
accueil des compagnies & coordination,
communication & attractivité,
retombées locales.
Mais on ne s’arrête pas au constat : j’en fais un plan d’action opérationnel, hiérarchisé et réaliste, adapté à vos moyens comme à vos ambitions.
👣 3. L’Atelier immersif “Vivre l’escale comme un croisiériste”
Une journée sur le terrain, dans la peau d’un passager : débarquement, cheminement, accueil, commerces, retour à bord. On observe autrement, tous ensemble, et on repart avec des améliorations simples, visibles — et une cohésion renforcée entre acteurs.
🚀 Pourquoi maintenant ?
Parce que l’hivernage est un tremplin. Ces formats permettent de garder le lien, d’ajuster les pratiques, et de préparer la relance du printemps dans les meilleures conditions.
Une saison réussie commence toujours… avant la reprise.
Première étape du Tour de France des Escales, entre Garonne et estuaire 🌊
Des kilomètres, des échanges, des cafés sur les pontons et une certitude : le fluvial avance quand on se parle en vrai.
🧭 Une première étape sur la Garonne
C’est une évidence : le fluvial se vit sur le terrain. En août 2025, j’ai lancé MonTour de France des Escales, une démarche itinérante pour aller à la rencontre des ports et des territoires fluviaux.
Première étape sur l’axe Garonne–Dordogne : Cadillac, Bordeaux, Libourne, Bourg-sur-Gironde, Blaye, Fort Médoc et Pauillac.
À chaque escale : des échanges francs, des constats partagés et surtout des pistes d’action concrètes pour faire évoluer l’accueil. Certaines communes manquent de moyens, d’autres d’outils, mais un point commun revient partout : la volonté d’avancer.
💙 Des rencontres, du lien, du vrai fluvial
Il y a eu aussi ces moments suspendus : retrouver des capitaines croisés autrefois sur la Seine, ou rencontrer des élus passionnés Ces instants rappellent que le fluvial, avant tout, est une communauté vivante. Du pur bonheur. Du vrai fluvial.
🏅 Un premier diagnostic et une suite déjà en vue
Cadillac a remporté le Diagnostic 360° Escale, une mission complète que je suis impatiente de lancer. Mais chez AF Fluvial Conseil, il n’y a pas de perdant : chaque territoire rencontré a reçu une offre privilège, pour poursuivre cette dynamique commune et renforcer sa stratégie fluviale.
La suite ? Elle se prépare déjà. Fin 2025, le Tour de France des Escales mettra cap sur la Loire. Nouveau bassin, nouvelles énergies, même ambition : faire du fluvial un levier de développement territorial bien réel.
New logo, new website, printed brochure in hand… and readers tuning in from across the Atlantic. 🌍
It’s not a rebrand – it’s a launch into the water.
At AF Fluvial Conseil, everything is about course, rhythm, and movement. So it made sense to design an identity that reflects exactly that — anchored, fluid, and meaningful.
⚓ The anchor stands for reliability — the symbol of solid, hands-on support and the trust built with every destination I work with.
🧭 The compass represents vision — nearly twenty years of experience guiding river projects in the right direction.
🌊 The waves embody territories — always in motion, expressing adaptability, cooperation, and sustainability.
Each line of this new logo tells the story of what I do every day: connecting vessels, destinations, and projects.
🌐 A Website Open to the World
The new website was launched in July 2025 — and it quickly found its audience, with nearly 15% of visitors coming from the United States. To meet this growing interest, the main pages have been translated into English, making it easier for international partners to connect and explore opportunities for collaboration.
👉 French river cruising intrigues, inspires, and travels.
📖 A Brochure That Brings You Back to the Quayside
Released in September, the new brochure completes the communication toolkit: a clear, accessible printed document designed for real-world use — whether during the Tour de France des Escales, institutional meetings, or local workshops.
It’s one more step forward: from a digital showcase to a tangible presence — right on the quays.
💬 And always the same tone
genuine, human, and sometimes a touch ironic. Because river cruising deserves to feel alive.
You can talk seriously without taking yourself too seriously.